Dürer et ses contemporains : du livre d’art au livre d’art numérique

Mis en ligne par | février 17, 2013 | Actualités, Application | Pas de commentaire

Image réalisée à partir d’une planche de Virgil Solis, Saturne, estampe (Ensba, Est. 11356).

La très belle exposition Dürer et son temps, qui s’est tenue du 24 octobre au 13 janvier aux Beaux-Arts, a permis à plus de 20 000 privilégiés de contempler les gravures originales de Dürer et des graveurs de son époque. Mais l’équipe des archives qui a contribué à sa réalisation ne s’est pas contentée de présenter amoureusement quelque 200 trésors, choisis parmi les 20 000 dessins et ouvrages de la collection offerte par Jean Masson en 1925 à l’ENSBA (Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts). Emmanuelle Brugerolles, conservateur général du Patrimoine, et les trois femmes qui ont mené à bien le projet ont également voulu que les visiteurs, et les internautes, puissent, comme elles, tourner les pages de ces premiers livres d’art imprimés pour y découvrir les chefs d’œuvres des artistes de cette fin XIIIe, début XIVe siècle.

A côté des classiques vitrines, où l’on voit sans pouvoir toucher, cinq feuilletoirs à écran tactile présentaient pas moins de dix ouvrages (de Van Walckenberg, Hoefnagel, Hogenberg, Urs Graf, Hans Weigel, Christoph Jamnitzer ou Lorenz Stoer). Un travail de fourmis, patiemment réalisé par Dominique Van de Casteele, Juliette Jestaz et Anne-Solange Siret avec l’appui de la société La Pupille.

Nous sommes les seuls en France à disposer d’un tel fond de livres anciens allemands et nous voulions simplement les montrer mieux que dans une vitrine. Anne Solange Siret

Ces feuilletoirs, développés avec des outils Open source sous licence GPL (Gnu Public licence), ont simultanément été mis en ligne sur le site des Beaux Arts. Ils permettent aujourd’hui à tout un chacun d’accéder aux livres originaux, d’en tourner les quelque 366 pages, d’accéder aux textes originaux imprimés en lettres gothiques, à leur transcription en caractères latin, leur traduction en français, à des informations sur l’auteur des gravures, le contexte de l’époque, et bien sur aux gravures elles-mêmes. Mieux, le clic droit sur chacune d’elle est actif et ce patrimoine rare peut désormais être librement copié, diffusé et partagé. La licence choisie n’exclut que les usages commerciaux.

Extrait de l’article de Christine Treguier paru sur « Culture Mobile », le magazine d’information culturel en ligne d’Orange.

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